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Notre différence est notre point commun, Les images du Fahr...

Aussi dans le cadre d’une réconciliation active entre la France et l’Algérie que tout le monde souhaite, il faut être une force de proposition constructive et nous souhaitons apporter notre pierre sacré à l'édifice et nous souhaitons par des actions concrètes montrer au Monde entier, à l'Humanité toute l'importance aux yeux de Dieu. Cette réconciliation doit être soutenu par des projets consistants, explicites et qui donne un souffle nouveau à nos relations. Des projets innovants et ambitieux, menés par des jeunes aux services des tout petits. Aussi dans cette perspective, nous vous proposons en tant que Communauté Harkie (les Harkis sont français, de seconde zone pour certains mais bien français et parfois bien avant ces personnes qui contestent leur francité), à la France et à l’Algérie et au reste du monde,  le projet suivant :

Le Fahr a deux projets centraux :
Des projets organisationnels communicants et des projets innovants économiques.
Pour la transparence des idées et des peuples cette année nous établissons une charte et un rassemblement pour faire émerger un mémorandum des harkis.
En tant que projet communicant, l'histoire d'un grand homme émir abdel kader
De plus un projet innovant le parasol photovoltaique
En outre nous oublions pas que la jeunesse, que les peuples les races ne sont pas dans une optique d'enfermement.
Il faut s'ouvrir aux différences, s'ouvrir aux idées et innovés.
Voici certains projets à travers nos articles...
Bien à vous le président Youssef djerfi

Harkis Grand Sud

 

 

 

Peyrolles le lundi 12 mars 2018

 

 

 

Messieurs Darmanin et Drouot,

 

 

Dans le numéro 564 de L’Ancien d’Algérie, bulletin d’information de la FNACA, un article de Serge Drouot a retenu notre attention et auquel nous tenons à réagir.

M. Drouot rend compte en effet dans cet article de l’entrevue qu’il a eue en compagnie de Guy Darmanin, président national de la FNACA, avec messieurs Dominique Ceaux et Simon Chassard, respectivement président et rapporteur du groupe de travail Harki. Rappelons brièvement que ce groupe a été initié par monsieur Macron afin « de permettre la préservation de la Mémoire et une réparation adaptée aux situations diverses [des] Harkis et leurs familles ».

Nous apprenons que messieurs Ceaux et Chassard ont « à leur demande » sollicité cette entrevue avec messieurs Darmanin et Drouot. Sans comprendre la raison, monsieur Drouot se croit très vite obligé de préciser que les membres de la FNACA « ne sont en rien responsables de la situation socio-économique des Harkis », cela va peut-être mieux en le disant, mais il est à douter que quelqu’un ait un jour pensé cela. Monsieur Drouot poursuit en rappelant l’investissement de la FNACA pour la reconnaissance des Harkis en tant que « ressortissants à part entière de l’ONACVG ». Sans doute ces précisions (dont on pourrait discuter la teneur) l’autorisent-elles à affirmer que la FNACA est la « seule association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord » (en gras dans le texte).

Quoiqu’il en soit, on ne peut que s’interroger sur le sens d’une telle auto-proclamation. Que signifient en effet les termes « seule association spécifique » ? Monsieur Drouot suggère-t-il par là qu’il n’y aurait pas plus légitime que la FNACA pour représenter les intérêts ou s’exprimer au nom de celles et ceux qui ont combattu ou ont eu à souffrir pendant la guerre d’Algérie ?

Certes, monsieur Drouot est libre de penser et d’affirmer que sa fédération est aujourd’hui la mieux placée pour être le porte-voix ou soutenir une expertise concernant les anciens combattants d’Afrique du Nord, Harkis compris. Il n’en reste pas moins vrai que ces derniers, leurs enfants et les associations qui les représentent (dont aucun et aucune, à la différence de la FNACA, ne célèbre la date du 19 mars 1962) sont tout à fait libres pour leur part de ne pas suivre monsieur Drouot sur ce chemin…

En bref, et ce quelles que soient les solidarités de la FNACA envers le groupe social harki, en aucun cas les Harkis et leurs familles que nous représentons ne reconnaissent cette fédération comme « seule association spécifique » autorisée à s’exprimer quant aux mesures à venir les concernant. Outre que cela reviendrait à n’accorder que peu de représentativité aux associations patriotiques de Harkis elles-mêmes et à déconsidérer leur travail et investissement menés sur le terrain social, économique et mémoriel, cela équivaudrait aussi à déléguer notre parole et nos aspirations à autrui.

Or ce temps de la délégation de parole est révolu tout comme, n’en déplaise à la FNACA, est révolue la délégation de la construction mémorielle, car au nom de quoi en effet prétendre qu’« il serait maladroit de cultiver à l’endroit des Harkis une mémoire de victimisation » ? En vertu de quels critères la FNACA aurait-elle le droit ou meilleure aptitude que nous à cerner, préciser et au final qualifier ce que doit être ou ne pas être notre propre mémoire ?

Monsieur Drouot pense-t-il réellement que nous soyons à ce point si peu adultes, si peu clairvoyants sur nous-mêmes et notre histoire, sur les conditions d’accueil et de vie faites à nos parents qu’il nous faille, là encore, une voix tierce pour préciser la nature et la qualité de la mémoire qui est la nôtre ? Mais que monsieur Drouot se rassure, sur la question mémorielle, aucun misérabilisme ni victimisation larmoyante ne nous habite. Seule prime la reconnaissance du rôle de nos aînés durant la guerre, mais aussi, et peut-être plus encore, la reconnaissance du sort qu’il leur a été fait une fois celle-ci achevée. Car, que les dirigeants de la FNACA le veuillent ou non, qu’ils aient oublié ou feignent de n’avoir jamais su, la condition des supplétifs durant et après les combats ne fut en rien semblables à celle des appelés. Aucun de ces derniers ne fut en effet désarmé et laissé à la vindicte de la population algérienne, aucun non plus fut rapatrié nuitamment pour être dirigé vers un camp, aucun enfin n’eut à se voir refuser l’accueil en France.

Sur cette question mémorielle, et quels que soient les différents traitements faits aux uns et aux autres après le 19 mars 1962, tranquillisons une nouvelle fois monsieur Drouot : aucune mémoire de victimisation ne sera non plus instrumentalisée de notre côté pour « envisager de reconnaître comme ressortissants de l’ONACVG [les] enfants et petits-enfants [de Harkis] ». Là encore, il nous apparaît pour le moins spécieux de laisser croire au lecteur qu’une prétendue « mémoire de victimisation » pourrait être manipulée afin d’inclure les descendants de Harkis au sein de ONACVG… Outre que l’on est en droit de se questionner sur l’origine de cette conjecture, nous ne voyons pas non plus l’intérêt d’en faire état dans le contexte du groupe de travail présidé par monsieur Ceaux. À moins qu’il ne s’agisse pour monsieur Drouot et la FNACA de tirer quelque prestige et autorité auprès de monsieur Ceaux en apparaissant comme des sentinelles averties face à « une initiative incohérente et inconcevable » qui, outre qu’elle compromettrait « l’indispensable unicité du monde combattant […] consisterait à brouiller les mémoires voire les opposer ».

Hors le ton pour le moins paternaliste qu’a monsieur Drouot d’achever son article, nous aimerions lui rappeler que, d’une même matrice guerrière, apparaissent toujours diverses mémoires, différemment structurées et différemment vécues selon les groupes sociaux et les individus et que si, d’aventure, certains Harkis ou certains de leurs descendants tenaient à catégoriser leur mémoire sous l’angle de la victimisation, ni lui ni la FNACA ne sauraient sur ce point être autorisés à intervenir.

 

Recevez, messieurs Darmanin et Drouot, l’expression de nos salutations les plus cordiales.

 

 

 

Mouvement Harkis Grand Sud

Harkis Grand Sud

 

 

 

Peyrolles le lundi 12 mars 2018

 

 

 

Messieurs Darmanin et Drouot,

 

 

Dans le numéro 564 de L’Ancien d’Algérie, bulletin d’information de la FNACA, un article de Serge Drouot a retenu notre attention et auquel nous tenons à réagir.

M. Drouot rend compte en effet dans cet article de l’entrevue qu’il a eue en compagnie de Guy Darmanin, président national de la FNACA, avec messieurs Dominique Ceaux et Simon Chassard, respectivement président et rapporteur du groupe de travail Harki. Rappelons brièvement que ce groupe a été initié par monsieur Macron afin « de permettre la préservation de la Mémoire et une réparation adaptée aux situations diverses [des] Harkis et leurs familles ».

Nous apprenons que messieurs Ceaux et Chassard ont « à leur demande » sollicité cette entrevue avec messieurs Darmanin et Drouot. Sans comprendre la raison, monsieur Drouot se croit très vite obligé de préciser que les membres de la FNACA « ne sont en rien responsables de la situation socio-économique des Harkis », cela va peut-être mieux en le disant, mais il est à douter que quelqu’un ait un jour pensé cela. Monsieur Drouot poursuit en rappelant l’investissement de la FNACA pour la reconnaissance des Harkis en tant que « ressortissants à part entière de l’ONACVG ». Sans doute ces précisions (dont on pourrait discuter la teneur) l’autorisent-elles à affirmer que la FNACA est la « seule association spécifique des anciens combattants en Afrique du Nord » (en gras dans le texte).

Quoiqu’il en soit, on ne peut que s’interroger sur le sens d’une telle auto-proclamation. Que signifient en effet les termes « seule association spécifique » ? Monsieur Drouot suggère-t-il par là qu’il n’y aurait pas plus légitime que la FNACA pour représenter les intérêts ou s’exprimer au nom de celles et ceux qui ont combattu ou ont eu à souffrir pendant la guerre d’Algérie ?

Certes, monsieur Drouot est libre de penser et d’affirmer que sa fédération est aujourd’hui la mieux placée pour être le porte-voix ou soutenir une expertise concernant les anciens combattants d’Afrique du Nord, Harkis compris. Il n’en reste pas moins vrai que ces derniers, leurs enfants et les associations qui les représentent (dont aucun et aucune, à la différence de la FNACA, ne célèbre la date du 19 mars 1962) sont tout à fait libres pour leur part de ne pas suivre monsieur Drouot sur ce chemin…

En bref, et ce quelles que soient les solidarités de la FNACA envers le groupe social harki, en aucun cas les Harkis et leurs familles que nous représentons ne reconnaissent cette fédération comme « seule association spécifique » autorisée à s’exprimer quant aux mesures à venir les concernant. Outre que cela reviendrait à n’accorder que peu de représentativité aux associations patriotiques de Harkis elles-mêmes et à déconsidérer leur travail et investissement menés sur le terrain social, économique et mémoriel, cela équivaudrait aussi à déléguer notre parole et nos aspirations à autrui.

Or ce temps de la délégation de parole est révolu tout comme, n’en déplaise à la FNACA, est révolue la délégation de la construction mémorielle, car au nom de quoi en effet prétendre qu’« il serait maladroit de cultiver à l’endroit des Harkis une mémoire de victimisation » ? En vertu de quels critères la FNACA aurait-elle le droit ou meilleure aptitude que nous à cerner, préciser et au final qualifier ce que doit être ou ne pas être notre propre mémoire ?

Monsieur Drouot pense-t-il réellement que nous soyons à ce point si peu adultes, si peu clairvoyants sur nous-mêmes et notre histoire, sur les conditions d’accueil et de vie faites à nos parents qu’il nous faille, là encore, une voix tierce pour préciser la nature et la qualité de la mémoire qui est la nôtre ? Mais que monsieur Drouot se rassure, sur la question mémorielle, aucun misérabilisme ni victimisation larmoyante ne nous habite. Seule prime la reconnaissance du rôle de nos aînés durant la guerre, mais aussi, et peut-être plus encore, la reconnaissance du sort qu’il leur a été fait une fois celle-ci achevée. Car, que les dirigeants de la FNACA le veuillent ou non, qu’ils aient oublié ou feignent de n’avoir jamais su, la condition des supplétifs durant et après les combats ne fut en rien semblables à celle des appelés. Aucun de ces derniers ne fut en effet désarmé et laissé à la vindicte de la population algérienne, aucun non plus fut rapatrié nuitamment pour être dirigé vers un camp, aucun enfin n’eut à se voir refuser l’accueil en France.

Sur cette question mémorielle, et quels que soient les différents traitements faits aux uns et aux autres après le 19 mars 1962, tranquillisons une nouvelle fois monsieur Drouot : aucune mémoire de victimisation ne sera non plus instrumentalisée de notre côté pour « envisager de reconnaître comme ressortissants de l’ONACVG [les] enfants et petits-enfants [de Harkis] ». Là encore, il nous apparaît pour le moins spécieux de laisser croire au lecteur qu’une prétendue « mémoire de victimisation » pourrait être manipulée afin d’inclure les descendants de Harkis au sein de ONACVG… Outre que l’on est en droit de se questionner sur l’origine de cette conjecture, nous ne voyons pas non plus l’intérêt d’en faire état dans le contexte du groupe de travail présidé par monsieur Ceaux. À moins qu’il ne s’agisse pour monsieur Drouot et la FNACA de tirer quelque prestige et autorité auprès de monsieur Ceaux en apparaissant comme des sentinelles averties face à « une initiative incohérente et inconcevable » qui, outre qu’elle compromettrait « l’indispensable unicité du monde combattant […] consisterait à brouiller les mémoires voire les opposer ».

Hors le ton pour le moins paternaliste qu’a monsieur Drouot d’achever son article, nous aimerions lui rappeler que, d’une même matrice guerrière, apparaissent toujours diverses mémoires, différemment structurées et différemment vécues selon les groupes sociaux et les individus et que si, d’aventure, certains Harkis ou certains de leurs descendants tenaient à catégoriser leur mémoire sous l’angle de la victimisation, ni lui ni la FNACA ne sauraient sur ce point être autorisés à intervenir.

 

Recevez, messieurs Darmanin et Drouot, l’expression de nos salutations les plus cordiales.

 

 

 

Mouvement Harkis Grand Sud